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DU FORT V A U B A N.restant en sacs, et du dénûment des habitans qui étaient sans res-sources , et qu’on ne pouvait nourrir au-delà de 56 heures.
3.° D’après un mémoire des officiers de santé , remis au conseil lemême soir, dans lequel ces officiers assuraient qu’il n’y avait plusmoyen de traiter les malades dans l’hôpital souterrain, puisqu’ils yétaient entassés les uns sur les autres , et dans un air qui devenaitméphitique : de plus , ils annonçaient que les principaux remèdesavaient été incendiés,
4-° Parce que la garnison n’était pas assez forte pour soutenir deuxattaques en deux points différens : elle aurait infailliblement été forcéesur les fronts de la queue de l’ile , ce qui aurait exposé tout le mondeà être passé au fil de l’épée. Les habitans qui avaient déjà tout perdupar les flammes , auraient été de malheureuses victimes, de mêmeque les femmes et les enfans.
5°. Parce qu’il n’y avait pas apparence que dans 36 heures , quiétaient à peu près le terme de nos subsistances en pain, et que lagarnison aurait pu tenir encore , l’armée française eût pu venir ladélivrer, puisqu’en prêtant l’oreille, l’on entendait constamment lecanon s’éloigner vers Strasbourg .
6.° Enfin parce que dans la triste situation où nous nous trouvionsréduits, de deux maux il fallait choisir le moindre et préférer de
sauver à la République française des hommes dignes de la servirencore.
Toutes ces raisons bien valides ont déterminé le conseil de guerreet le général Durand à proposer la capitulation ci-après.