5 7 o siège de charleroy.
qu’il lui souhaite souvent de pareilles victoires. Cependant nous sommesobliges de repasser la i Sombre , et le siège est levé une seconde fois.
Le 29 prairial (17 juin).
Le représentant du peuple Saint-J us t , arrive' depuis peu à l’armée,veut qu’on passe la rivière, et qu’on retourne sur-le-cliamp à l’ennemi,sans lui donner le temps de respirer. Mais notre arme'e elle-même abesoin de reprendre haleine ; soldats, cavaliers , chevaux, tous sontexce'dés de fatigue. Les munitions de l’artillerie sont épuisées ; il fauten tirer de Maubeuge : la partie est remise au lendemain.
Le 3 o prairial ( 18 juin ).
Les Français repassent la Sambre; l’ennemi se retire; le siège estrepris sans délai.
Environ un quart des tranchées se trouve déjà comblé. Les gabionset fascines qui avaient été voiturés à portée des travaux se trouventbrûlés. On prend d’abord des mesures pour en faire construire d’autres.
Les voitures d’outils qui avaient été reconduites au village de Ham-sur-Eure, où était aussi le grand parc d’artillerie, sont si long-tempsà arriver, qu’on ne peut travailler encore aux tranchées.
On donne ordre aux généraux divisonnaires de renvoyer sans délaià la tranchée les officiers du génie, et les compagnies de sapeurs quiavaient été détachées dans les différentes divisions pour l’expédition dujour.
Le premier messidor ( 19 juin).
Les outils et les travailleurs demandés la veille n’arrivent, les unsqu’à quatre , les autres qu’à huit heures et demie du malin ; mais onprofite d’un brouillard épais pour travailler à découvert. On rouvredes parties de communications qui avaient été comblées, et l’on dé-robe une amorce de la seconde parallèle. Au bout d’une heure et demie,l’assiégé découvre ce travail, et y dirige un assez grand feu de canon ;mais on est déjà à couvert, et l’ouvx’age ne souffre pas d’interruption.Un sapeur a le bras emporté.