SIÈGE DE CHÀRLEROT.
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Le 2 messidor (20 juin).
Pendant la nuit, on entreprend une grande partie de tranchée enprolongement de la seconde parallèle. Le petit nombre de travailleurset l’erreur d’un officier de génie rendent ce travail moins completqu’il ne devrait l’être. On ouvre en outre sur la hauteur de Montigny-sur-Sambre une tranchée, dont- l’objet est de feindre une attaque dece côté, et d’assurer la gauche de la véritable contre les sorties quipourraient y être dirigées à la faveur d’un vallon intermédiaire. L’as-siège', qui s’aperçoit de ce travail, l’inquiète et le dérange par unesortie. Cependant au jour on s’y trouve à couvert, et on le perfectionne.L’artillerie démasque une batterie de trois canons, deux mortiers etdeux obusiers. L’impatience des chefs est cause que l’on commet lafaute de ne pas attendre que toutes les batteries soient en état de tirerensemble. Comme celle-ci est seule, elle ne peut se soutenir contrecelles de la place qui se réunissent contre elle. En moins de deuxheures, elle est réduite au silence, et tellement endommagée, que sonparapet est presqu’entièrement bouleversé.
Le 5 messidor (21 juin ).
Pendant la nuit toutes les tranchées se prolongent et s’approchentde la place, nonobstant les sorties que l’assiégé fait sur tous les points.Au jour les travaux se trouvent à 80 toises de la palissade.
Cependant nos canonniers ne tirent que peu ou point. Le comman-dant du génie déclare qu’il ne peut cheminer aussi vite, si notreartillerie ne prend pas sur celle de la place la supériorité qu’elledoit avoir.
Au jour, on perfectionne le travail de la nuit, et l’on commence às’avancer à la sape pleine.
Le 4 messidor ( 22 juin ).
Pendant la nuit le commandant du génie fait occuper la redouteprise le 26 prairial. On y ménage deux embrasures pour plonger etlaire évacuer la petite redoute ennemie située dans l’inondation.