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372 SIÈGE DE CHAELEROY,

La seconde parallèle est prolongée jusqu’où elle doit aller. Sa droites'approche de la palissade à une très-petite distance, et se trouve entrela place et la redoute susdite.

Pour aider l’artillerie, le commandant du génie profite des talensqu’il a reconnus dans le capitaine de sapeurs, Lambert , pour cons-truire sur la hauteur de Montigny une petite batterie de deux piècesde 16, qui, quoiqu’un peu éloignée, ne laisse pas de faire une diver-sion utile. Elle ricoche la face gauche du bastion gauche et les ou-vrages extérieurs du front d’attaque. Elle bat la porte de Bruxelles.

Les représentans et le général Jouvcîan mandent le commandant del’artillerie et celui du génie. Ils leur demandent quelle est la situationdes attaques, et quelle sera la durée ultérieure du siège. Le chef dugénie déclare que les sapes ne peuvent avoir une grande vitesse, parceque l’artillerie ne réussit pas à éteindre, au moins en partie , les feuxde la place; que du reste les tranchées sont plus proches de la palissadequ’elles ne l’étaient au siège de 1746, lorsque la place a capitulé. Legénéral Bollemont expose que tous ses canonniers sont des jeunesgens qui n’ont encore acquis aucune expérience de leur métier, et quetelle est la cause de l’inaction de nos batteries.

Le général Jourdan , sans donner l’ordre précis pour un assaut,commande à ces deux officiers de disposer tout pour une attaque dece genre s’il en était besoin. En conséquence , le commandant dugénie fait rassembler dans les villages voisins la plus grande quantitépossible d’échelles, et les fait voiturer à la queue de la tranchée, ainsique toutes les fascines fabriquées au bois de Jumetz.

Le§ messidor ( 25 juin ).

On débouche pendant la nuit de deux endroits de la seconde pa-rallèle ; plusieurs branches de zigzags sont entreprises. Mais l’activitédu feu de la place rend ce travail lent et difficile. Plusieurs sapeurs ouvolontaires sont tués ou blessés ; on prolonge la tranchée de gauchefie go tpises.

Sur