574 SIÈGE DE C II A R L E R O Y.
Elles sont réduites au silence, et leurs épaulemcns sont mis dans leplus grand désordre. Les officiers du génie profitent de cet avantagepour pousser les sapes avec activité.
Le général Jourdan envoie sommer le commandant de Charleroyde lui remettre cette place. Il répond en demandant trois heures pourassembler son conseil. On lui donne un quart-d’heure de délai, aubout duquel nos batteries qui avaient interrompu leur feu, recom-mencent à jouer. Il envoie un billet par lequel il demande un cer-tain délai, après lequel, s’il n’est pas secouru, il consent à se rendre.Il ne lui est fait aucune réponse, et les attaques sont continuées.
Le i messidor ( 28 juin).
Le feu de l'artillerie continue toute la nuit et pendant la matinée.Les sapeurs gagnent beaucoup de terrain ; on se trouve à distance detroisième parallèle.
Vers dix heures, le commandant de Charleroy écrit que n’étant passecouru, il demande à entrer en arrangement. On lui répond que laseule capitulation qu’il doit attendre est de se rendre à discrétion. Versmidi il envoie un officier supérieur, avec une lettre qui contient ap-paremment les articles de la capitulation qu’il désire. Le représentantSaint-Jus t , qui se trouve dans ce moment chez le général , et à quice paquet est présenté , le repousse en disant, ce nest pas du papier ,c'est la place que je demande.
Après des pourparlers infructueux , le major autrichien part et varendre compte du peu de succès de sa mission ; bientôt après il revientet annonce que la garnison se rend à discrétion, et se confie à la gé-nérosité de la nation française. Il est accordé qu’elle sortira avec leshonneurs de la guerre , qu’elle déposera ses armes et ses drapeauxsur les glacis , et que les officiers conserveront leurs armes et leurséquipages.
Immédiatement après, un bataillon de grenadiers prend possessionde la porte de Bruxelles . Un général, les commandans de l’artillerie