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division qu’il commande , par le general. Pichegru pour renforcerl’arme'e de sie'ge, attaqua ces avant-postes et les emporta à la La ion-nette. La perte des ennemis fut plus considérable que la nôtre. Le ca-pitaine du génie Dalquier y fut blessé légèrement au visage; l’adjointdu génie Barotteau y fut frappé beaucoup plus grièvement au pied.Le sous-officier Chabot, sergent au premier bataillon de la Meurlhe,attaché au service du génie, y fut emporté d’un coup dç canon.
Sur ces entrefaites arriva le représentant du peuple Lacoste, envoyépar le comité de salut public. Il assembla les généraux, les comman-dans de l’artillerie et du génie, et leur notifia son intention d’atta-quer à la fois Kalenciennes et Condé, et sa ferme résolution depousser à outrance ces deux sièges. Il expédia sur-le-champ et de touscôtés les ordres les plus pressans pour taire venir un grand supplé-ment de troupes, d’officiers d’artillerie et du génie , de mineurs, dqcanons , de poudre et d’outils.
Le 1 o fructidor (27 août ), au matin, tout fut disposé et les ordresdistribués partout pour que la tranchée fût ouverte dans la nuit sui-vante aux trois attaques.
Alors on reçut la réponse du comité de salut public. Elle portait ensubstance, « que les propositions faites par la garnison de Valen-« cieiines étaient acceptées , moyennant qu’elle donnât sa parole de« ne point servir contre la France pendant toute la guerre actuelle. »Après quelques pourparlers, il fut convenu de part et d’autre : « que« la pî ace de Palêneiennes serait remise aux troupes de la Répu-« Llique française ; que la garnison serait prisonnière ; que les hon-« neurs de la guerre lui seraient accordés ; qu’elle serait reconduite« sur-le-champ sur les terres occupées par les armées coalisées , et« qu’elle ne pourrait servir contre nous que du moment où clic aurait« été échangée. » Telle est en substance la teneur de cette intéres-sante capitulation. J
Il s’est trouvé dans la place 226 bouches à feu , dont les deux tiersfrançaises ; environ 800 milliers de poudre et un immense approvi-sionnement de fers coulés et de vivres.
Il était difficile que ce grand exemple de déférence au décret de