Relation-.' ir
le Kaltenberg auíH bien qu’il étoit poíîlbTé. Lacavalerie campa au milieu de l’Insanterie que j'a-vois postée au tour de la montagne. La forêt &toutes les avenues d’alentour furent girdées dePiquets & de postes avancés, on ne dressa pointde tentes, parceque la place étoit trop étroites,nos gens s’en trouvèrent fort mal > ils étoient ha-rasses de la marche, n’avoient ni pain ni eau, &couchèrent en rase compagne, ce qui fut encorel’une des causes de la grande désertion. • L’un deschasseurs à cheval du Roi vint me demander quel— -ques Hussars disant, qu’il esperoit trouver un che-min qui mene autour de la montagne, que ler -Dragons de Wurtemberg tenoient. II avoit bienjugé, & me rapporta, que de I’autre côte de lamontagne, il y avoit un terrein assez spacieux pourfaire camper un régiment en front, & trois ouquatre regimens derriere. Cette découverte inedonna beaucoup de joie, parcequ’elle me délivrade quelques regimens ; car nous étions trop A Dé-troit. Le même chasseur vint une seconde fois medemander une escorte de Hussars, il trouva unchemin qui mena à Kreywitz. C’étoit un cheminfi peu battu, que je crus que personne ne l’a passédepuis long-temps. Cette découverte me fit re*foudre à marcher fur deux colomnes.
Le Général Lestwitz me fit dire, qu’il avoitheureusement joint le Général Winterfeld. Nousfumes sûrs, que les Pandoures avoient quitté ledéfilé qu’ils tinrent la veille, on disposa ks cho-A 6