Relation.
Généraux me rendront cette justice- Je tiens inu-tile de vous prier de faire examiner ma condui-te , ce seroit une grâce que vous me fériés, ainslje ne faurois m’y attendre. Ma lanté a été affoi-blie par les fatigues, mais plus encore par le cha-grin. Je fuis allé me loger à ville, pour me ré.tablir. '
J’a r prié le Duc de Bevern de vous faire lesrapports de 1’armée, il vous peut rendre raison detout; Soyés allure, Mon cher frété , que malgréles malheurs qui m’accablent, & que jcn’aipas méri-tés , je ne cesserai jamais d'ôtre attaché à l’Etat,& en membre fidele de ce même Etat; ma joiefera parfaite, quand j’apprendrai l’heureux événe-ment de vos entreprises. J’ai lhonneur d’être.
a- * *
Le Roi me fit la repense suivante, écrites dè fa
main.
Mon cber Frert
o t r e mauvaise conduite a fort délabré mes
affaires. Ce ne font pas les ennemis, cefont vos mesures mal prises qui me font tout letort. Mes Généraux ne font pas â excuser , ouparce qu’ils vous ont mal conseillé, ou qu’ils vousont permis de prendre de si mauvaises résolutions.Vos oreilles ne font accoutumées qu'à écouter lesdiscours des flatteurs. Daun ne vous a pas flatté,& vous en voyez les fuites. Dans cette triste finition ilne me reste qu'à me porter á la derniere extrémi-té. Je vais combattre, &û (nous ne saurions