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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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i DISCOURS

ble), nest nullement une chose à déplorer ; elle donne àla faiblesse physique les moyens de lutter contre la forceinjuste et elle a toujours été favorable à la civilisa-tion, au vrai courage, et à tous les intérêts de lhu-manité.

On demandera : si des moyens de force maritimepuissans et nouveaux, au lieu dêtre publiés , neussentpas dus être tenus secrets et déposés dans les archivesdu gouvernement? Cette question est si importante,et cest une opinion qui provient dun sentiment si res-pectable, quil est indispensable dy répondre.

Sans doute il y a un motif de ne point publier ,puisquen publiant on perd lavantage de linitiative encas de guerre. Mais sans doute aussi, il y a des motifsde publier, et parmi ces derniers motifs est celui-ci : quila été impossible, dans tous les temps, de perfectionnerconvenablement, et de faire ensuite adopter des inno-vations de cette nature, tant quelles nont pas reçu laforce et la maturité que leur donne la discussion pu-blique (5).

(5) Non# ne citerons pas le nombre infini des idées utiles, qui dans tous les arts , nont été ad-mises , que quand elles ont été répandues par la publicité ; mais en nous bornant à ce qui con-cerne la marine, et même au cas particulier qui nous occupe, nous dirons : que le moyenlui-même, qui est aujourdhui proposé dans notre ouvrage, avait été depuis long-temps indiqué etessayé avec succès (sinon dans toute la puissance que nous pensonsquil peut avoir, du moins avecune incontestable supériorité sur ce qui est en usage). Combien à cesujet na-t-on pas fait dex-périences décisives qui, si elles eussent été rendues publiques, auraient «assez excité lattentionpour être suivies de mesures favorables, tandis quoubliées, elles ont été suivies de désastres? Com-bien aussi na-t-îl pas été donné de conseils par des hommes du métier, qui peut-êtrenc fussent pasdemeurés sans exécution, sils avaient été publiés ? Et, pour ne citer ici quun seul exemple: