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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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6 MOYENS ORDINAIRES

On a essayé aussi de diviser la cale en divers compartimensindépendans les uns des autres, afin qu’un accident arrivédans une partie du vaisseau, laissant intactes toutes les autresparties, il n’en résultât qu’une fraction de danger.

Outre ces améliorations , les Anglais ont introduit récem-ment des câbles en fer, des liaisons en fer moins lourdes,moins volumineuses et plus fortes que les liaisons en bois ;ils viennent même d’essayer des mâts en fer 5 ils ont des bouéesen tôle, des caisses à eau en tôle, etc. Ils substituent partoutles matières durables et résistantes aux matières moins solides,qui ont aussi l’inconvénient d’être plus volumineuses.

En général, depuis vingt ans, l’Angleterre perfectionne samarine d’une manière très-remarquable, et elle recherche lesaméliorations relatives aux constructions navales avec autantd’activité que si elle pouvait craindre qu’on ne vînt à la sur-passer (x).

En France , plusieurs habiles ingénieurs ou marins ontaussi proposé des innovations essentielles, non sur la formegénérale des bâtimens, car il l’estait peu à faire après les tra-vaux de M. Sané, mais sur la structure de diverses parties deces bâtimens.

M. l’amiral Willaumez avait, dès i 8 i 4 j fait exécuter àLorient , sur son vaisseau YAlgésircis, la suppression des ga-leries d’arrière, et peut-être a-t-il suggéré aux Anglais l’im-portante amélioration dont nous venons de parler.

M. Montgery a, en 1812 et 1816, présenté au ministère dela marine, la proposition d’arrondir et d’armer l’arrière des

(1) Un officier français de marine , qui est récemment arrivé des États-Unis , etqui est très-bon juge sur cette matière, pense qu’en Angleterre la marine se perfec-tionne plus qu’en France, et en Amérique , plus encore qu’en Angleterre.