DE LA MARINE ACTUELLE. 7
vaisseaux, et d’armer de bout eu bout les ponts en carronades.
M. l’amiral Willaumez a terminé récemment le modèled’une frégate qui se construit à Brest , et qui sera, dit-on,très-supérieure en force à toutes celles qui ont jusqu’à présentparu à la mer.
M. Forfait a également présenté depuis long-temps le mo-dèle d’un bâtiment oiiles ornemens ont fait place à l’artillerie.
M. Lair a établi les plans d’un vaisseau de ligne singulière-ment perfectionné : ce vaisseau serait, dit-on, sans dunettes,sans rentrée, sans tonture, sans futiles ornemens de poupe;l’arrière serait un cintre garni d’artillerie; le pont serait arméde bout en bout d’une grande batterie de carronades ; le dis-positif de marche et de combat serait plus convenable, et laquantité d’artillerie serait de beaucoup augmentée.
Enfin , diverses autres personnes pourraient être citées,dont les travaux plus ou moins directement relatifs à la ma-rine , ont été plus ou moins utiles et remarquables (1).
Cependant quels que soient les progrès qu’ait faits et quepuisse faire encore l’art des constructions navales, il est évidentque ces progrès ne pouvant être que successifs et nécessaire-ment très-longs à discuter, à éprouver et à faire admettre , ilsne sont pas de nature à produire une révolution capable dechanger considérablement ( indépendamment de la force nu-mérique ) la relation entre la puissance d’une marine et celled’tme autre.
(1) En France on vient de perfectionner à un très-haut degré la fabrication descordages ; on a fait pour les observations nautiques et astronomiques d’admirablesinstrumens ; on a fait des expériences fort curieuses et fort utiles sur la conserva-tion des substances alimentaires; on a établi des procédés pratiques pour distillerl’eau de mer à bord ; M. Dupin a vu continuer en Angleterre les travaux qu’ilavait entrepris sur la force des bois, et sur la manière de les disposer, etc.