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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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,0 MOYENS ORDINAIRES

été faits assez récemment, et c’est clans les combats à venirque les marines qui demeureraient en arrière sous ce rapportauraient à recevoir de clésasti’euses leçons.

L’augmentation numérique de l’artillerie à bord a été portéeassez loin par la marine des Etats-Unis ; les vaisseaux de lignele JFashington et le Francklin , qui n’ont que la grandeurde vaisseaux de 74 canons, peuvent en porter 96; le vaisseaule Columbus en porte 100 ; et l’on dit qu’il se construit main-tenant à Philadelphie , un vaisseau à trois batteries qui porterai4o canons.

En Angleterre, les frégates le Léander, la Java, la Sou-thampton, le Portland , le Lancaster, portent chacune 60bouches à feu ; et on en fait construire maintenant sur les plusgrands modèles et sur les plus forts échantillons (1).

En France , les perfectionnemens qui se font ou sont pro-posés, sous le rapport de la quantité d’artillerie, sont très-con-sidérables. Nos vaisseaux de 74 > qui portaient 82 bouchesà feu, pourront en porter 9 4 ; la frégate la Clorinde , qui vientd etre lancée à Cherbourg , portera 58 à 64 bouches à feu ;la frégate la Jeanne d’Arc, lancée à Brest , en portera 5 o ;la frégate de M. l’amiral Willaumez en porterait 69; et le vais-seau de M. Lair, qui est de la grandeur de 80, en porterait 108,et même 112.

Le moyen d’augmenter la supériorité de l’artillerie, sansaugmenter la capacité du navire, consistait à réduire au mi-nimum la distance des sabords et la hauteur des ponts; àdiminuer le poids et le volume des pièces et des affûts, ainsique la difficulté des manœuvres, et par conséquent le nombre

(1) Ou dit (1821) que les Algériens eux-mêmes font une frégate de 56 Louches àfeu.