DE LA MARINE ACTUELLE. ,,
des hommes qui y sont nécessaires ; enfin, à placer des bou-ches à feu dans toutes les parties des navires que l’on sacrifiaità des usages moins utiles ou à de futiles ornemens \ ces idéessont celles de Montalembert : elles sont beaucoup plus appli-cables aux forteresses navales, qu’elles ne l’étaient aux forte-resses de terre.
Mais à quelque degré qu’on perfectionne, il est évident quel’augmentation de la quantité d’artillerie à bord a des limitesfaciles à apercevoir, impossibles à dépasser, et qui, étant au-jourd’hui à peu près atteintes, laissent peu de choses à espérerdes nouvelles recherches qu’on pourrait faire encore.
CHAPITRE III.
Supériorité de l’artillerie par la grandeur du calibre.
L’idée de prendre la supériorité sur l’ennemi, par le nombredes bouches à feu, dut promptement céder à l’idée plus rai-sonnable d’acquérir cette supériorité par la force des calibres ;car un gros canon bat en brèche beaucoup plus fortement queplusieurs petits canons ne pourraient le faire, et le défaut demobilité n’est point sur mer comme sur terre un obstacle àl’emploi des loui’des pièces d’artillerie, parce que sur mer,c’est l’eau qui les porte, tandis qu’à terre il faut des chevauxpour les traîner.
Les plus gros canons sont évidemment les meilleurs sous lerapport des effets à produire, et l’on en fit d’énormes dansl’origine de l’art ; mais l’expérience eut bientôt fait connaîtrequ’il y a, sous d’autres l’apports, des limites assez restreintes à