ï 4 MOYENS ORDINAIRES
La frégate anglaise Y Enrôlas, ayant été entièrement arméeavec les nouveaux canons de 24 , le capitaine de cette frégatefit, en 1812, un rapport qui leur est singulièrement favo-rable; et une commission nommée par l’amirauté fit, en i8i3,un autre rapport où il est également reconnu qu’ils procurentde très-grands avantages.
Les vaisseaux de ligne américains portent, dit-on , à toutesleurs batteries des bouches à feu du plus fort calibre.
Les deux frégates, le Léander et la Java , portent chacunequatorze canons longs de 24, et vingt-quatre carronades de l\i.
Deux autres frégates anglaises, le Lancaster et le Portland ,ont chacune 60 pièces ou carronades des calibres de 32, 42et 68 (1).
Au moyen de ces améliorations, tout ce que l’on gagne surle poids individuel de chaque pièce se trouve employé en aug-mentation de force de calibre ; et pour un même poids totalde bouches à feu et de poudre, on lance à l’ennemi une massede projectiles beaucoup plus grande et d’un effet beaucoupmieux approprié au genre de destruction qu’il s’agit d’opérer.
L’artillerie de mer française a l’avantage d’employer pourses plus gros canons le calibre de 36 , tandis que l’artillerieanglaise n’emploie que le 32 ( égal seulement au calibre fran-çais de 29, 65) ; et notre marine prendrait en ce moment unegrande supériorité, eu égard à ce qu’elle était précédemmentsous ce rapport, si, comme il a été proposé, les canons de 24 etles carronades de 36 remplaçaient sur nos vaisseaux de ligne etsur nos grandes frégates, les pièces de 18 qui y sont employées.
Sur huit frégates françaises en construction au mois de no-
( 1 ) Dans la frégate de 54 pièces que font, dit-on , les Algériens , il y aurait àchaque batterie quelques bouches à feu du calibre de 56.