DE LA MARINE ACTUELLE. u 5
vembre 1820, il y en a six portant du il\. et seulement deuxportant du 18 (1).
Ces perfectionnemens pourraient être poussés plus loin en-core : ils sont la continuation de ce qui est commencé depuisplus de cent ans, et leur tendance persévérante (c’est-à-direl’accroissement progressif de puissance et de simplification),conduit vers un maximum qui donnerait définitivementtout ce qu’il est possible d’obtenir sans inconvéuiens par lasupériorité de calibre. Nous verrons au livre troisième que cemaximum existe, et nous proposerons les moyens de l’atteindre.
Ne serait-il pas utile , d’un autre côté , de faire disparaîtreplusieurs incohérences qui se font remarquer dans l’artillerieexistante? Pourquoi, par exemple, avons - nous pour lancer desboulets de 36 , une pièce qui ne pèse que deux mille cinqcents livres , tandis que nous avons, pour lancer des bouletsde 12 , une pièce qui pèse trois mille livres ? Pourquoi voit-on sur un même vaisseau , des batteries de 18 et de 24 placéesintermédiairement entre deux batteries de 36 , ou bien surune frégate la batterie de 36 placée plus haut que la batteriede t8 ? Pourquoi un même bâtiment emploie-t - il plusieui’scalibres différens pour opérer une destruction qui est toujoursla même ? Pourquoi le même calibre a - t - il en France desdimensions différentes sur terre et sur mer : ce qui empêcheles deux artilleries de s’entre - secourir ? Pourquoi les poidsde nos carronades de divers calibres sont-ils exprimés par lasérie des nombres : 67 , 68, 66,64 , 74 fois I e poids du