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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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MOYENS ORDINAIRES

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boulet, série qui nest ni ascendante ni descendante ? etc. Yaurait-il ces défauts dunité de système dans un service quiserait parvenu à son point de maturité (i) ? Nous proposeronségalement au livre troisième les moyens de faire disparaîtrequelques-uns de ces inconvéniens.

CHAPITRE IY.

Espece des bouches a feu,

L artillerie de mer, comme celle de terre, ne peut se com-poser que de canons, dobusiers et de mortiers ; et, de quel-que manière que lon imagine une bouche à feu, lon tombedans quelque variété dune de ces trois espèces : Un canonallongé nest toujours quun canon, et lallongement des bou-ches à feu ne convient point à la marine ; un canon raccourcise rapproche dun obusier allongé ; en allongeant les obusierson revient à des canons, en les laccourcissant on arrive à desmortiers ; etc,

Ce sont les canons qui dominent dans larmement des na-vires , et cela doit être, parce que les canons conviennent àpresque tous les cas ; ils font le plus et ils font le moins,tandis que nos obusiers et nos mortiers ne sauraient semployeret produire des effets utiles, que dans un petit nombre dem-placemens et de circonstances particulières.

Les carronades sont des canons courts, qui ressemblent à desobusiers longs en fer; elles 11e sont certes pas une arme à-

(1) Ces mêmes incohérences ont également lieu en Angleterre et ailleurs.