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percer les bordages en les frappant, ce qui n’arrive pas tou-jours, même avec les fortes charges, lorsqu’on frappe dansune diï'ection très-inclinée.
Il est de plus à remarquer, que la volée des carronades et desobusiers n’entrant presque pas dans les sabords , ces bouchesà feu conviennent peu aux principales batteries , et que leurvéritable emploi, qui se borne aux parties hautes , gaillards,dunettes, etc., devient encore plus nuisible dans ces parties oùles membrures ont moins de force, où l’espace est plus rétréci,et où par conséquent les inconvéniens de la réaction et du reculse font plus vivement sentir. M. l’amiral Missiessy ayant faitessayer à Anvers des obusiers de huit pouces montés sur unvaisseau , le recul de ses obusiers ébranla les passavans, etl’on fut obligé d’abandonner l’épreuve.
D’après un travail examiné en 1819, chaque vaisseau deligne français porterait à l’avenir trente-six carronades du ca-libre de 36. Le vaisseau américain , le Colombus , qui porte100 bouches à feu , a dans ce nombre 56 carronades. Les An-glais ont, sur leurs vaisseaux de 74 ^ dix-huit carronades, eten 1816 ils ont lancé, à Deptford , un vaissean (le Héros ) con-struit pour porter trente - six canons et quarante - quatrecarronades , dont dix de 32 et trente -quatre de 185 d’où ilsemblerait que les carronades obtiennent généralement assez desuccès.
Cependant, les Anglais ont pu remarquer qu’un armementpresque tout en carronades pourrait bien n’avoir pas toujoursl’avantage ; car un de leurs vaisseaux, ainsi armé, servit fort malàTrafalgar, où il fut tenu constamment à distance par noscanons de 36 5 une frégate anglaise armée en canons de 18 a,dans un combat devant Yalparaiso, forcé d’amener une frégateaméricaine armée en carronades^ et en septembre 1813, des