DE LA MARINE ACTUELLE. 5i
donne l’usage. La dépense en est grande, et elle ne paraît devoirêtre faite que dans un petit nombre de circonstances tt’ès-par-ticulières, telles par exemple que celle d’une es façade ou d’unpont qu’on voudrait détruire , ou d’une flotte agglomérée sanssavoir se défendre, dans un enfoncement où l’on voudrait allerl’incendier.
CHAPITRE IX.
Artifices incendiaires, Fusées h la Con grève, etc. .
Les compositions incendiaires des anciens, et celles du moyenâge, étaient probablement moins puissantes que les artificesd’aujourd’hui. Cependant, le feu grégeois détruisit, la premièrefois que les Grecs s’en servirent, une flotte entière avec trentemille musulmans.
Sous Louis XV , le feu grégeois qu’on crut avoir réinventé ,fut acheté par le roi : mais le secret n’en fut point anéanti commeon l’a publié; car Napoléon montra au général ***** les écritsrelatifs à cet objet. L’inventeur se nommait Dupi’é; son artificebrûlait fortement dans l’eau , mais il ne pai’aît pas qu’on aitsu comment aller l’attacher.
En 1758, on fit au Havre l’essai d’une matière brûlante etli —quide, qui consuma la chaloupe contre laquelle on l’avait jetée :cet essai n’eut pas de suite, sans doute à cause de la difficulté defaire arriver l’objet destructeur sur l’objet à détruire ; difficultéqui a toujours frappé de nullité les inventions de ce genre.
Le feu grégeois du temps actuel, ce sont les fusées à la Con-grève : ces fusées viennent de l’Inde , où elles pourraient avoir été