3a MOYENS EXTRAORDINAIRES
connues depuis fort long-temps, s’il était vrai, comme le disent lesorientalistes, que les Indiens eussent eu de la poudre et desarmes à feu , plusieurs siècles avant l’ère actuelle. Tippo-Saëbse servit, dit-on, avec succès de fusées de guerre, à Seringapatam ,en 1799, contre les Anglais .
Un officier anglais , nommé W. (qui, en 181 5 , fabri-
quait des fusées à Yincennes), affirme que c’est lui qui lesaurait importées en Europe , et les aurait fait connaître au pèredu général Congrève, après avoir vu les Indiens s’en servir ;c’est, dit-011, en i 8 o 5 , que le général Congrève en fit les pre-miers essais, c’est lui qui ensuite les a perfectionnées ; maisen France , le général Lariboissière les avait depuis long-tempsindiquées; elles avaient été proposées sous \e nom de fou guettesdans les Elémens de fortification de Belair, imprimés en 1792;en 1797 un nommé Chevalier les avait présentées commepouvant être employées à brûler le gréement des vaisseaux ;plusieurs autres essais avaieut depuis long-temps été faits oudemandés; et en i8o4> le général Eblé les avait tirées sous lesangles de 1 5 et de 2 5 degrés.
En Angleterre, on a des fusées de tous calibres, des fusées àcarcasse, des fusées à bombes, à obus, à grenades, à mitraille,des fusées à ballon et à parachute ; le général Congrève s’enest beaucoup occupé depuis plusieurs années; les améliorationset les épreuves ont été continuées en secret. On en a fait àWolwich en 1821. La queue directrice de la fusée a été placéedans le prolongement de l’axe; on dit que ce perfectionnement,joint à celui de faire partir la fusée dans un tube directeur en tôle,et à quelques autres encore, a donné ce résultat incroyable : qu’àla distance de deux cents toises, la justesse des fusées horizon-tales aurait été supérieure à la justesse d’un canon.
On a fait récemment en Angleterre cette autre épreuve ;