DE LA MARINE ACTUELLE.
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CHAPITRE XII.
Torpilles et Mines sous-marines (i).
L’effet considérable d’une petite quantité de poudre em-ployée dans les mines, les pétards et les projectiles creux, ousimplement brûlée sans bourrage pour détruire les ponts les plussolides et les barricades les plus renforcées, a suggéré l’idéed’essayer un moyen semblable pour attaquer les bâtimens deguerre.
Fulton imagina de remplir de poudre un corps flottant,de placer dans l’intérieur une platine de fusil pour opérer l’in-flammation à volonté, par un mouvement d’horlogerie, et defaire arriver sous le vaisseau ennemi cette petite machine in-fernale, qu’on nomma torpille , comme l’animal dont le con-tact produit une commotion électrique.
En 1628, les Anglais avaient déjà lancé, contre la flotte fran-çaise de la Rochelle , des pétards flottansqui avaient un ressortpour déterminer l’explosion en heurtant. Ils avaient lancé en1694, contre Dunkerque , des mines flottantes qui n’avaient pasréussi -, ils les avaient précédemment essayées sans succès con-tre le port de Saint-Malo-, et, en 1695, ils avaient fait, avec denouvelles machines infernales, d’autres attaques contre plu-sieurs ports de France , où elles n’avaient produit que peu oupoint d’effet.
( 1 ) Voyez, sur ce sujet , un Mémoire curieux publié en i8igpar M. Montgéry ,officier aussi instruit dans les théories', qu’expérimenté dans les pratiques de lamarine.
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