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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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4a MOYENS EXTRAORDINAIRES

En 1771 et 1776, M. Bushnell, Américain, avait essayé desbateaux sous-marins dans la Delaware .

En t 797 , M. Reveroni avait publié le projet dune machinesous-marine, portant une espèce de petite carronade qui, tirantverticalement de bas en haut, eût percé le fond de la cale dunavire ennemi.

En i 8 o 5 , Fulton fit en Angleterre, devant les ministres etlamirauté, lessai de sa torpille qui renfermait cent quatre-vingts livres de poudre : il la dirigea contre un brick tirantdouze pieds deau*, la marée la porta sous le bâtiment qui, aubout de dix-huit minutes, fut soulevé tout entier par lexplo-sion, fut ouvert, fracassé, dispersé en débris} les mâts eux-mêmes avaient été brisés.

Des expériences semblables furent réitérées en 1807 auxEtats-Unis dAmérique , mais avec moins de succès. Une tor-pille resta sous un bâtiment sans y éclater, et une autre éclataloin du bâtiment quelle devait détruire.

La puissance de ce moyen de destruction 11est point dou-teuse, puisque le fait la démontrée} cependant il est une ob-jection très-forte contre les torpilles, cest la difficulté dallerles attacher.

Fulton proposa de les employer défensivement à lentrée despasses ou détroits quon voudrait fermer} et cet emploi paraîtêtre en effet le seul praticable.

En 1810, on fit, en France , des essais sur la manière dadap-ter les torpilles à la défense des ports ou rades, et il fut fait untorpédo stagnant dont le mécanisme, imaginé par M. Parizot,officier dartillerie, était tel, quil ne pouvait agir que sous unepression égale à celle dun grand bâtiment ou dune haute ma-rée , et que, par conséquent, on pouvait aller à marée basse ouavec un canot mettre la platine au bandé ou au repos. Ce tor-