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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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DE LA MARINE ACTUELLE. 45

pédo ayant aussi la propriété de s’enfoncer à volonté sous lasurface de l’eau, son emplacement n’eût été connu de l’ennemiqu’au moment même de l’explosion. Le modèle en a été dé-posé au Musée d’artillerie.

Fulton fut peu heureux dans ses moyens de faire servir acti-vement les torpilles à l’offensive : il proposa de les conduireavec une chaloupe, d’armer cette chaloupe d’un gros fusil quilancerait un harpon dont la pointe irait se fixer au bâtimentennemi, et dont l’extrémité opposée porterait un cordage cou-lant pour faire arriver. Il imagina aussi d’accoupler deux tor-pilles par un cordage, et de les laisser dériver par une maréeconvenable pour aller embrasser et faire sauter le bâtiment àdétruire.

Les Anglais employèrent en i8o5 ce moyen contre la flot-tille de Boulogne : ils vinrent se faire fusiller pour attacher lestorpilles que nos gens attendirent avec sang-froid : elles écla-tèrent souvent ailleurs que sous nos canonnières; et, de partet d’autre, il n'y eut guère de tués ou de blessés que par lescoups de fusil qu’on échangea.

En Amérique , un des commodores défia Fulton d’attacherdes torpilles à son bâtiment, et celui-ci ne put y réussir ( 1 ).

On sent combien peu l’on pourrait compter sur une attaquefaite avec des moyens si incertains. De là l’espèce d’abandon oùcette invention paraît être demeurée.

Frappé cependant des avantages qu’on pourrait obtenir d’unagent qui produit à peu de frais des effets considéi’ables, etl’occasion se présentant en x8n de rendre devant l’îlé d’Aix, à

(1) D’après l’histoire de la dernière guerre des États-Unis (Brackenridge, i er vol.),une torpille lancée par les Américains à marée descendante , contre un bâtiment deguerre anglais , aurait réussi.