DE LA MARINE ACTUELLE.
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On pourrait substituer à la fusée motrice une très-petitemachine à feu, à haute pression, dont l’action, plus forte etplus long-temps continuée, porterait quatre à six cent livresde poudre contre le flanc d’un vaisseau de ligne, et le feraitprobablement couler à fond.
CHAPITRE XIII.
Artillerie employant des moteurs autres que la poudre.
La poudre à canon n’est pas le seul agent de la balistique,et l’on n’a rien objecté à la proposition d’employer, sous lesvoûtes en décharge de l’escarpe des places ( où la fumée em-pêche l’usage de la poudre), des machines tirant sans poudre,pour faire pleuvoir, sur les approches de l’assiégeant et sur lesbatteries de brèche, une grêle de pierres dont l’approvisionne- 1 -ment ne peut jamais manquer.
Les ressorts et la force de torsion étaient les principaux mo-teurs des anciens, et dans ces derniers temps quelques person-nes ont proposé de l’artillerie, dont les projectiles seraient misen mouvement par la vapeur d’eau en ébullition.
En 1814^ les alliés entrant en France , il fut présenté unefoule d’inventions dont presque aucune ne méritait un sérieuxexamen. Parmi ces inventions, le gouvernement distingua
cependant celle de M. G., qui avait réussi à lancer des
balles assez loin au moyen de la vapeur d’eau. Je fus chargéde suivre les essais, et il devait en résulter une machine de guerrecomposée de six canons de fusil montés sur un affût dont l’a-vant-train aurait porté le charbon et les balles. Cette machine