7 o AMÉLIORATION
36, tirant sous l’angle de deux degrés, ne pourrait être obtenuepar le canon ordinaire de 24, qu’en tirant ce canon de 24, sousl’angle de 1 degré et demi; or il ne saurait y avoir qu’un incon-vénient à peine sensible, dans la nécessité de hausser le tir d’undemi - degré avec la nouvelle pièce, pour qu’elle fournisse desportées égales aux portées de la pièce qu’elle doit remplacer ;mais eût-on même, sous le rapport de la portée, une inférioritéplus grande, cet inconvénient serait peu de choses en compa-raison de l’avantage d’une masse de projectiles produisant deschocs inliniment plus destructeurs; d’ailleurs l’inconvénient nese ferait sentir que dans les combats à très-grandes distances ,qui sont presque toujours insignilians, tandis que l’avantageaurait lieu dans les combats à distances moyennes et rappro-chées , qui sont les seuls décisifs à la mer ; enfin il sera très-facile de regagner le peu de portée que l’on perd ici, en don-nant à la nouvelle bouche-à-feu un diamètre dame qui laissemoins de vent autour du boulet, on aura même par ce moyen,si on le veut, la supériorité de portées.
Des épreuves ont été faites en 1811 par la marine sur les car-ronades, et les résultats obtenus ont fait prendre à la commissionchargée de ces épreuves, les deux conclusions suivantes : « On» ne peut douter du bon effet des carronades de 36 à la distance» de 800 toises»... « Les carronades de 24 produiront au moins» autant d’effet que les canons de 18. » Or si cela est vrai pour descarronades courtes qui n’ont que le poids de canons de 8 et de 6,et qui ne tirent qu’à faible charge, combien cela ne sera-t-il pasplus vrai encore pour des bouches-à-feu bien plus longues, etbien plus fortement chargées, ayant le poids des canons de 24 etde 18?
Il est inutile de faire observer , que tout ce qui vient d’êtredit au sujet du calibre de 36., considéré comme le plus fort ca-