72 AMÉLIORATION
condaire ne seront plus l'éduits à ne tirer que de faibles bouletstout-à-fait insuflisans, et ils ne différeront plus des grands bâti-mens que par le nombre et non par l’intensité des coups ; enfin,soit que l’on tire à boulets massifs, à boulets creux ou à mitraille,on lancera toujours sur l’ennemi des bordées qui produiront lemaximum des effets destructeurs possibles.
D’après la nouvelle graduation proposée des différens étagesde bouches - à - feu sur les vaisseaux : on tirerait par une seulebatterie avec les plus forts canons de 36 chargés de 12 livres depoudre, pour les distances très-éloignées ; on tirerait par deuxbatteries pour les distances moyennes •, et par toutes les batte-ries à la fois pour les distances rapprochées; ce qui fournirait unpombre de coups proportionné à l’importance du moment ducombat, importance qui est presque toujours en raison de laplus ou moins grande proximité.
Les pièces proposées étant plus courtes que celles en usagedans la partie qui est en arrière des tourillons , il en résulteraitque pour une même hauteur d’affût, on pourrait tirer sousdes angles plus élevés, et obtenir par conséquent des portéesplus grandes. Nous ne pensons pas que ce soit là un avantageessentiel ; mais c’est un moyen de salifaire le désir qu’on peutavoir dans certains cas, de tirer à des portées considérables ,et ceci est une réponse de plus à l’objection qu’on nous feraitrelativement à l’étendue des portées.
C’est particulièrement sur les bâtimens du second et dutroisième ordre, que l’augmentation de force deviendrait fortsensible, puisque le 8 , le 12 et le 18 qui arment ces bâtimens ,y seraient remplacés par du 36.
Outre le maximum d’effet que procurerait cette dispositiond’artillerie, elle offrirait encore un maximum de simplificationdans les moyens : le nombre des calibres de notre artillerie de