PROPOSÉE POUR LA MARINE. ng
affûts de canon; et Bélidor lit, dans les mêmes vues, uneépreuve dont le plein succès est rapporté dans ses ouvrages.Cette épreuve fut faite à Metz en 1740? 23 ans après queCormontagne en eut fait la proposition ; elle est citée au cha-pitre précédent , n°. 11. M. de Belle - Isle écrit à ce sujetau ministre : « qu’il ose affirmer qu’il n’y a aucune trou-» pe qui puisse tenir dans un chemin couvert, battu et ex-» posé à de pareilles bouches-à-feu. » 11 prévient : « qu’il a» recommandé aux officiers de ne pas divulguer une inven-» tion d’un si prodigieux effet. » Et il conclut à ce qu’ons’occupe très-sérieusexnent de cet objet. ( Correspondance ori-ginale. )
Bélidor ayant été chargé, en 1760, de faire une épreuvesecrète sur des boulets creux de 8 tirés dans des canons ,écrivit : « Si ces boulets avaient atteint un vaisseau , ils l’eus-» sent criblé et peut-être incendié. » Ce 11’étaient cependant quede petits boulets de 8. {Archives de l'artillerie.)
Le chevalier de Gomer , officier d’artillerie fort distingué,et auteur des mortiers qui portent son nom, écrivait en 1761à M. le maréchal de Belle-lsle, au sujet de l’épreuve manquéedes boulets creux tirés dans un cauon de 24 , épreuve qui a étél'apportée au n°. 18 du chapitre précédent : que le jugementqu’on pourrait porter sur le non-succès serait insuffisant ; et ilajoutait : « L’inventeur en propose d’une forme ou construction» plus propre à résister, et je crois que si elles réussissent,» ainsi que fai lieu de le croire , l’usage en serait très-bon , soit» pour accélérer une brèche, soit pour ruiner des ouvrages» en terre quelconques, soit pour incendier à une distance consi-