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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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,28 NOUVELLE ARTILLERIE

» apu être lemotif de léloignement quelle montreà sen servir?

» ce ne peut être que leffet de cette inertie morale qui repousse» sans examen toutes les nouvelles inventions, les ternissant de la» dénomination défavorable dinnovations (i). Les expériences» faites àMeudon, ont montré si évidemment les effets terribles» des boulets creux et leur immense supériorité sur les autres,» que lon peut supposer quil ne reste aucun doute à cet égard.»

M. dAboville dit ensuite : Quune faible marine peut desuite devenir très-puissante par ce moyen ; quon ne doit pointêtre arrêté par la considération de rendre la guerre trop cruelleà lennemi, puisque lhumanité aurait beaucoup plus à gagnerquà perdre, si un petit bâtiment pouvait naviguer librementsans craindre la marine de guerre; il ajoute : « Quun seul coup» de canon dune frégate mettrait un vaisseau à trois ponts» dans la nécessité de capituler pour sauver son équipage. »Enfin , il termine en disant : « Je suis convaincu que si dans» ce moment les boulets creux étaient adoptés par la marine« française, elle serait tout, à coup maîtresse des mers. » ( Pièceoriginale. )

M. Mandar, auteur de larchitecture des forteresses (1801)dit dans cet ouvrage : « Les bombes et obus chassés dans la» masse des remparts non revêtus, y font leffet de fougasse ;» si on leur donne une vélocité suffisante pour les y faire-» nétrer de quelques pieds , bientôt quelques volées de ces» globes forment une large brèche. ».

( i) Ce jugement peut sembler sévère ; mais M. dAboville parle daprès des faits ;et dailleurs nous ne faisons ici que citer textuellement. Nous avons généralementécarté de notre ouvrage tout ce qui pourrait avoir un caractère de causticité, lorsmême que la critique nous a semblé avoir de justes fondemens.