i3ô NOUVELLE ARTILLERIE
1812, convient, dans la relation fort bien faite, et modérémentpartiale, qu’il en a publiée en 1814 : que les soldats anglais appréhendent beaucoup l’effet des bombes, et il ajoute que:« Les maux qu’entraîne cet effet, ne sauraient être imaginés» par ceux qui n’en ont pas été les témoins. « (Voyez cet ouvrage,et particulièrement la note vingt-deuxième .)
M. le général Gassendi écrivit en 1819, que les bouches àfeuà grandes portées « font respecter un point essentiel des côtes» par les flottes ennemies, en les obligeant de s’en tenir loin» dans la crainte des projectiles creux et surtout lourds, dont» un seul peut consommer en un instantla perte d’un vaisseau.»( Aide-mémoire , cinquième édition, page 53o. )
Cette citation nouvelle prouve que tous les faits qui sontvenus à la connaissance du général Gassendi , depuis 1797 jus-qu’en 1819 , n’ont fait que confirmer son opinion sur le grandeffet des projectiles creux contre les vaisseaux.
M. Montgeri , officier très-distingué et très-instruit de no-tre marine, écrivit en 1819 : « Les frégates à vapeur seraient» très - propres à porter de gros obusiers, dont les projectiles» produiraient à peu près les mêmes effets que les torpilles. » lorsqu’ils éclateraient dans le bord d’un navire vers la flot—» taison , et qui dans les autres circonstances, sans avoir des» effets aussi décisifs , produiraient encore d’affreux ravages» frappant comme boulet, formant des éclats en détonnant,» et causant presque infailliblement des incendies. » ( Mémoireimprimé sur les mines flottantes.)