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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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PROPOSÉE POUR LA MARINE. iS 7

Les Américains des Etats-Unis ont de grosses carronades ducalibre de i oo (c’est le diamètre d’environ 9 pouces) qu’ils nom-ment colombiad.es ils ont récemment fait faire pour ces bou-

ches à feu , des projectiles creux allongés de forme ovoïde conte-nant 1 5 livres de poudre, et ayant une fusée dont ils font secret,qui met le feu au moment du choc contre le but. (Récitde M**** arrivant des Etats-Unis d’Amérique . (1)

M. Dupin , officier supérieur du génie maritime et membrede l’Académie des Sciences , dit dans le bel ouvrage qu’il vientde publier sur la force navale des Anglais : « Nous n’avons» aucun calibre qui approche de la force du 68. Cependant une» telle pièce , placée à l’avant des bàtimens de guerre, peut,» dans beaucoup de cas, au moyen de quelques coups tirés à

(i) Nous ferons sur cette nouvelle arme des Américains les observations suivantes :1*. On avait jadis essayé en France des projectiles creux allongés ayant la même des-tination : ils étaient cylindriques ; celui du calibre de 24 pesait 60 livres , con-tenait 6 livres de poudre, et avait une fusée en cuivre ; ces projectiles n’ayant nullejustesse de direction ont été abandonnés. ( Voyez Saint-Remi qui écrivait en 1720,tome I, page 139 , édition de 174s. ) 2 0 . M. Forfait a essayé les boulets creuxovoïdes en France en 1795 (voyez la citation faite au présent chapitre), et quoi-qu’ils aient, dit-on, réussi, il est peu vraisemblable que le succès ait pu être grand sousle rapportde lajustesse de direction. 3 °. 11 serait facile de citer beaucoup d’essais depro-jectiles non sphériques , et de faire voir que le tir de ces sortes de projectiles pècheinévitablement par le défaut de justesse. [\°. Peut-être aussi n’est-il pas d’ungrand intérêt de cherchera deviner le moyen, par lequel les Américains font quela fusée met le feu au moment du choc du projectile ; car de telles fusées néces-sairement délicates, ne présentent nul avantage, sur de simples et fortes fusées,qui donnent le feu au projectile après qu’il est entièrement enfoncé dans l’objet où1 explosion doit s’opérer. Ce qu’il y a de remarquable et de vraiment utile dans lacolombiade, c’est qu’elle est d’un grand calibre ,et qu’elle est destinée k tirer des pro-jectiles creux.

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