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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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PROPOSÉE POUR LA MARINE. i ? 9

cherches que clans celles de l’artillerie, nous aurions eu à citerplusieurs autres opinions respectables , et plusieurs autresexpe'riences en faveur de nos propositions.

Telle fut la marche de l’opinion sur l’avantage des projec-tiles creux; telle fut l’unanimité , la suite, la persévérance dansla manière de juger un même fait, qui a eu pour lui l’évidence,l’expérience et l’assentiment général ; mais point encore lehasard heureux, ou le moment favorable qui en toutes chosesouvre passage à la vérité. Et si l’on considère que cetteopinion si fortement prononcée, n’a pu se former que d’aprèsles effets d’obus qui n’avaient que les calibres de 24 ou 36 ,combien ne doit-on pas juger qu’elle se serait prononcée plusfortement encore , à la vue des effets du tir horizontal debombes qui auraient eu les calibres de 80 , i5o ou 200 ?

Qu’il nous soit permis d’ajouter ici : que ce ne sont point lesrecherches dont les résultats viennent d’être cités, qui nous ontmis sur la voie; nous avons au contraire fait ces recherches pourtrouver des preuves, à l’appui d’une opinion que nous nousétions formée par l’examen de la chose en elle-même. Notretravail fut commencé en 1809, et dès 1813 nous avions déjàécrit, fixé et proposé nos idées ( 1 ).

(1) Il est dit partout dans cet ouvrage , que je n’ai rien inventé, mais seulementétudié les effets d’artillerie constatés par l’expérience , afin de les porter à leur maxi-mum d’intensité par des moyens praticables et applicables à la marine. Après cesaveux réitérés , l’on ne viendra sans doute pas m’accuser relativement à une propriétéd’invention que je ne réclamepoint; et dont je regarderais mêmela prétention commeridicule, parce que les bonnes inventions ne sont jamais et ne peuvent être autrechose que le perfectionnement de ce qui a précédé. Si donc on m’adressait à ce su-jet quelque reproche, je ne pourrais que répondre de nouveau : voyez les chapitres