ifa NOUVELLE ARTILLERIE
rions citer à ce sujet un foule cl’ordres positifs donnés au mi-nistère de la guerre (i).
Regardant les obus comme un excellent moyen , il donnaordre, le 22 août 1811 , qu’on envoyât des obusiers prussiens àlongue portée, à la batterie des Saumonards , dont il disait :« Une de mes escadres va mouiller aux Saumonards ; son» sort dépendra beaucoup de la force de cette batterie. »
C’est lui qui avait prescrit à Anvers l’épreuve citée auchapitre IV, des obusiers de 8 pouces à bord ; épreuve qui nepouvait avoir aucun succès, parce que nos obusiers sont tropcourts et infiniment trop légers. C’est lui aussi, qui avait or-donné en 18ri , les épreuves qui ont eu lieu dans deux fortsde l’emboucbure de l’Escaut, et que nous avons rapportées auxnuméros 49 et 5o du chapitre XXIII.
Il pensait qu’il y aurait un grand avantage à substituer lescanons de 48 à ceux de 36; il en fit fondre en bronze, qui furentenvoyés à Anvers , pour armer les batteries les plus importan-tes; il ordonna, le 4 octobre 1810, qu’on chargeât des officiersd’artillerie instruits, de faire des épreuves sur ces bouchesà feu; et, voulant qu’on les employât à lancer des projectilescreux, il écrivit au ministre de la guerre : « Faites faire pour» ces pièces des obus et boulets creux de 48, ce doivent être» des bombes de plus de sept pouces ; ces bombes vomies par