PROPOSÉE POUR LA MARINE. r43
» vingt pièces doivent être d’un grand effet. » Il donna beau-coup d’autres ordres sur ce même objet (i).
Enfin pour ne laisser aucun doute sur l’opinion de Napo-léon à cet égard, et pour prouver qu’il était arrivé à la solutionpresqu’entière du problème : nous allons citer textuellementdes passages où l’idée est explicitement et très-précisémenténoncée. Le 8 octobre 1810, décrivit au ministre de la guerre :« Je vous charge de faire faire un projet pour des pièces» propres à tirer des bombes ou obus de huit pouces; lors-)> que la fameuse pièce turque dont on s’est tant moqué, a tiré» aux Dardanelles , elle a jeté un boulet qui a produit un grand» effet, et qui a imprimé du respect; ces pièces d’un gros ca-» libre sont très-utiles contre les vaisseaux. »
D’après cet ordre on avait conservé au ministère de la guerre,la note suivante : « L’empereur a ordonné l’essai d’un obusier-» canon de six calibres de longueur pour une destination» particulière. »
Le 10 décembre 1810, le ministre chargea des artilleursde faire le plan d’un canon-obusier du calibre de huit pouces :ayant le poids de 7000 livres, et pouvant être tiré avec lacharge de 20 livres de poudre.
Le 21 août 1811, Napoléon réitéra son ordre et écrivit :« Je désire que vous me fassiez couler comme essai, à 1 » fon-» derie de Douai , un canon qui puisse tirer des obus de huit