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» pouces. Faites faire egalement quelques boulets du calibre» de 78, pour tii'er avec ces nouvelles pièces, et voir l’effet que» cela produirait. »
Les plans du canon-obusier furent faits à Strasbourg et àDouai , et on fondit dans cette dernière ville une de ces bou-ches à feu , qui fut prête après que les circonstances eurentchangé, et qui s’y trouve encore (1).
On voit que Napoléon, occupé en 1810 et 1811 d’armerfortement des batteries de côte contre des bâtimens de guerre,avait parfaitement jugé ce qui convenait à ces batteries.
Si le cours ultérieur des événemens n’eût pas détourné sonattention de cet objet: l’expérience importante dont il avait or-donné les préparatifs, aurait montré dans le plus grand jour,le moyen de rendre l’artillerie de terre infiniment redoutableaux vaisseaux.
Or l’évidence des résultats d’épreuves n’eut pas manqué defaire apercevoir , par une conséquence frappante et inévitable ,ce qu’il eût été convenable de faire, pour obtenir par cemoyen , une très-puissante artillerie de mer.
(i ) te gros canon du calibre de -8 à 80 qui est à Douai , au lieu de ne peser que y 5 oolivres, en pèse 85 oo. Il faut faire attention qu’il était destiné à tirer non-seule-ment des obus du poids de 4^ livres , mais aussi des boulets massifs de 78 livres, età employer la charge énorme de 20 livres de poudre, charge qui exigeait des épais-seurs de métal considérables, et qui serait de beaucoup surabondante pour l’emploid’un projectile creux.