Buch 
Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
Entstehung
Seite
145
JPEG-Download
 

PROPOSÉE POUR LA MARINE.

i45

CHAPITRE XXVI.

Pourquoi un moyen dont une partie de la puissance étaitconnue, na pas encore été admis dans la marine.

Dans tous les arts, les perfectionnemens sont moins difficilesà trouver qu’à faire admettre. Nous pourrions citer pourexemples les bombes elles-mêmes, dont on ne s’est servi à laguerre que très - long-temps après les avoir inventées ; lesmines, qu’on savait faire depuis l’antiquité, et où l’on n’a em-ployé la poudre que i 3 o ans après en avoir fait usage dans lesbouches à feu; les gros canons, qu’on ne s’avisa d’employer àouvrir les brèches qu’un siècle après avoir su les fabriquer; lesobusiers, inventés en 1607 par un Français , et seulement admisi 5 o ans plus tard dans l’armée française ; les carronades, que lamarine française n’a adoptées que 20 ans après les Anglais , etc. ;nous citerions : l’artillerie à cheval ; les télégraphes ; et unefoule d’autres inventions utiles, connues cent ans avant d’avoirété pratiquées.

Cette marche n’est point particulière à la marine, ou auxtravaux militaires, ou à la France ; elle est pour tout et par-tout la même, quand il ne s’agit pas d’intérêts privés; maiscomme il n’entre pas dans notre sujet d’expliquer ce qui tientà la nature des hommes, bien plus qu’à la nature des choses ,nous nous imposerons à cet égard beaucoup de circonspection.

A diverses époques, des personnes distinguées et expérimen-tées ont écrit au gouvernement, sous plusieurs ministères : que

*9