PROPOSÉE POUR LA MARINE.
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CHAPITRE XXVI.
Pourquoi un moyen dont une partie de la puissance étaitconnue, na pas encore été admis dans la marine.
Dans tous les arts, les perfectionnemens sont moins difficilesà trouver qu’à faire admettre. Nous pourrions citer pourexemples les bombes elles-mêmes, dont on ne s’est servi à laguerre que très - long-temps après les avoir inventées ; lesmines, qu’on savait faire depuis l’antiquité, et où l’on n’a em-ployé la poudre que i 3 o ans après en avoir fait usage dans lesbouches à feu; les gros canons, qu’on ne s’avisa d’employer àouvrir les brèches qu’un siècle après avoir su les fabriquer; lesobusiers, inventés en 1607 par un Français , et seulement admisi 5 o ans plus tard dans l’armée française ; les carronades, que lamarine française n’a adoptées que 20 ans après les Anglais , etc. ;nous citerions : l’artillerie à cheval ; les télégraphes ; et unefoule d’autres inventions utiles, connues cent ans avant d’avoirété pratiquées.
Cette marche n’est point particulière à la marine, ou auxtravaux militaires, ou à la France ; elle est pour tout et par-tout la même, quand il ne s’agit pas d’intérêts privés; maiscomme il n’entre pas dans notre sujet d’expliquer ce qui tientà la nature des hommes, bien plus qu’à la nature des choses ,nous nous imposerons à cet égard beaucoup de circonspection.
A diverses époques, des personnes distinguées et expérimen-tées ont écrit au gouvernement, sous plusieurs ministères : que
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