154 DÉTAILS ET DIMENSIONS
emploie les plus grands calibres d’arlillerie, en se renfermant
toutefois dans les limites établies par l’expérience , pour la
promptitude et la commodité du tir , et en observant pour
chaque étage de batteries , et pour le port de chaque bâtiment,
une loi de graduation , qui est donnée par la nécessité d’un bon
arrimage.
Nous regai’derons ici les poids actuels des bouclées à feu dela marine française , comme étant ce qu’ils doivent être ; etnous prendrons ces poids pour les canons à bombes que nousallons proposer ; non que nous prétendions affirmer, qu’ilssoient le terme précis qui satisfasse le plus parfaitement auxconvenances ou de l’ancien système ou du système nouveau ;mais parce que si nous proposions des pièces plus lourdes, onnous objecterait (peut-être avec raison) quelques inconvénienspour la commodité du service et la stabilité des' bâtimens ; etque d’un autre coté, en admettant des pièces plus légères ,ce serait perdre, sans y être obligé, la faculté d’agrandir lescalibres autant qu’il est possible de le faire, ce qui priveraitd’une partie de la force qu’on veut se procurer.
La question est donc ici de déterminer : quels sont les bombeset obus qui peuyent être lancés avec une vitesse convenable ,par des bouches à feu ayant les poids de [\,ioo , 5,100 et7,200 livres, qui sont actuellement (en nombres ronds) ceuxdes canons en fer de 18, 24 et 36.
Or le poids d’une bouche à feu doit résulter de trois condi-tions , auxquelles il convient que toute pièce d’artillerie puissesatisfaire, savoir : i°. la longueur de la pièce, qui dépend sur-tout de l’emplacement (embrasure ou sabord) qu’elle doit oc-cuper. 2 n . les diamètres et épaisseurs de la pièce, qui dépen-dent du calibre du projectile et de la résistance exigée parlaplus ou moins forte charge de poudre; 3°. l’inertie , qui in-