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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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DES NOUVELLES ARMES.

dépendainment de la longueur , des diamètres, et des épais-

seurs, doit être suffisante pour amortir le recul, dont l’effetdans les pièces trop légères est à la lois si incommode et sipromptement destructeur des affûts.

Souvent ce n’a été qu’en satisfaisant aux deux conditions

de la longueur et de la résistance qu’on s’est trouvé avoir plus

ou moins satisfait à la condition d’inertie ; et il est résulté

de cette inattention, quelques Louches à feu trop légères et très-défectueuses, particulièrement les obusiers.

La condition d’une inertie su flisante , impote d’autant

rmine les dimensions d’une bouche à feu ,projectile doit être plus grand • on trouveradans la note ci-dessous détails tendants à établir la

nécessité de l’inertie (i).

(i) U est peu difficile de prouver iu nécessité de l’ikertie des bouches à t’eu ; en

effet : la poudre de la charge en s’enflammant agit dans tous les sens à la fois ; elle

pousse la pièce en arrière et le boulet en avant. Si en conservant la même charge et

le même boulet on diminue le poids de la pièce , le recul augmente. Si l’on diminue

davantage le poids de la pièce, le recul augmente encore. Si , par exemple, on sup-pose un boulet pesant 100 livres, dans un canon libre de reculer ne pesant que iolivres ; il est évident que le canon sera lancé en arrière beaucoup plus loin que leboulet en avant; le centre de gravité du système de la pièce et de son projectile sera

invariablement resté au même point; la pièce et le projectile avant été lancés chacunde son côté en raison de leurs poids respectifs. La bouche à feu joue donc dans cetteaction , un rôle identiquement semblable à celui de son projectile ; et les affûtssont d’autant moins tourmentés , que les bouches à feu étant plus lourdes font

moins l’effet de projectiles , et sont moins vivement lancées en arrière.

L’expérience est parfaitement d’accord avec ce raisonnement. On sait que les car-ronades qui sont très-légères brisent leurs affûts quoique tirant à faible charge,tandis que les canons du même calibre conservent les leurs quoique tirant avec unecharge triple. On sait que les obusiers russes, qui sont très-lourds, peuvent avoir desaffûts extrêmement légers quoique tirant avec une très - forte charge ; tandis queles obusiers français , qui sont très-légers, brisent des affûts excessivement solides,