DES NOUVELLES ARMES. ï? 5
mules théoriques suffisamment prouvées, et assez exactes pourinspirer une grande confiance; mais il y a quelques préceptesapproximatifs et coutumiers qui peuvent guider, et il y a sur-tout des observations d g faits expérimentés faciles à recueillir.Voici les uns et les autres :
Les dimensions d’une bouche à feu en fer, peuvent êtreles mêmes que celles d’une bouche à feu en bronze, pourvuquon ne la tire qu’avec les deux tiers de la même charge depoudre ( Scharnhorst ).
L’épaisseur des canons français en bronze était , d’aprèsl’ordonnance de 1782 : à la lumière de 24/24 du diamètre duboulet, et à la volée de 11/24 de ce même diamètre.
Da ns les tables de Gribeauval ces deux épaisseurs ont étéréduites : à 22/24 a lumière et à 9/24 à la volée.
D’après l’ouvrage du général prussien Scharnhorst, l’épais-seur à la lumière des gros canons en bronze tirant des bouletsmassifs, est fixée dans la pratique : à 22/24 du diamètre du pro-jectile, pour tirer avec la charge des deux tiers du poids des bou-lets; à 20/24 pour tirer avec la charge du tiers ; à 18/24 pourtirer avec la charge du quart.
L’épaisseur à la lumière des Willantrois en bronze, est de 16/24du diamètre de la bombe pour ceux de 11 pouces ; elle est de16/24 et 18/24 de ce diamètre pour ceux de 9 pouces et 8pouces. Ces Willantrois qui ont 8 calibres de longueur d’âme ,tirent avec la charge au tiers.
L’épaisseur des mortiers en fer de cote à tourillons, qui tirentdes bombes de 12 pouces, avec la charge de 12 livres de poudre,est 16/24 de diamètre autour delà charge,et i 3/24 de diamètreautour de la bouche.
L’épaisseur à la lumière du lourd canon de 8 pouces ( ca-libre de 80) fondu à Douai en 1812, pour tirer des obus et