i 9 o DÉTAILS ET DIMENSIONS
on peut diminuer les tolérances. L’avantage qu’on obtiendraitpar ce moyen serait d’avoir des projectiles plus gros, plus égauxentre eux, et par conséquent une plus grande justesse de tiret une plus grande étendue de portée.
Le vent entre la pièce et le projectile, serait celui usité pourles mortiers de terre, c’est-à-dire une ligne six points.
Il serait sans doute facile , dans l’état actuel de perfection-nement des procédés industriels, de pousser plus loin qu’onne le fait, la précision daus les produits de fabrication , etd’obtenir une distance moins grande qu’une ligne six points,entre le projectile et la bouche à feu ; mais cette précision quiaurait de très-grands avantages pour le service de l’artillerie deterre , n’en aurait pas autant à la mer , où le pointage estinévitablement peu exact, et peut-être ne serait-elle pas sans in-convéniens, avec des bouches à feu en fer, qui ne sont pas aussirégulières dans leurs dimensions que celles en bronze. On seborne donc ici à demander le vent convenable pour assurerl’étendue des portées; et c’est ce qu’on obtiendra, avec celuid’une ligne et demie, qui est moindre que celui en usage dansla marine (t).
La forme intérieure des bombes et obus a éprouvé beau-coup de variations. Il n’y a cependant qu’une seule forme quisoit raisonnablement admissible, c’est celle exactement sphé-
(i) Le vent des canons de marine est de 2 lignes, 2 lignes 2 points et 2 lignes6 points, pour les canons de 18 , 24 et 36 ; ce vent est beaucoup plus différent encorequ’il ne paraît l’être de celui de 1 ligne 6 points, en usage pour les plus gros canons etmortiers de l’atillerie de terre ; car le vide qui est autour du projectile a une surface