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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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2 36 RÉPONSES

tuerait-on pas plus facilement à l’usage des obus, dont la pou-di'e, loin d’être exposée aux accidens, comme dans de mincesgargousses de papier et comme dans de fragiles barils de boisqui la couvrent à peine, sera au contraii’e entièrement pré-servée dans des globes de fer, qui sont hermétiquement fermésde toutes parts, et qui n’offrent aucune prise au feu, si ce n’estpar un seul oi’ilice très-étroit, qu’on ne découvre qu’en mettantle projectile dans la bouche à feu.

Et, lors même que par un accident invraisemblable, cetorifice de la fusée d’un projectile creux viendrait à s’enflammer,qui empêcherait de jeter ce projectile à la mer par un sabordavant que la fusée, qui dure 3o à fjo secondes, ait provoquél’explosion qu’oh veut éviter ? Et d’ailleurs n’est-il pas facile dedisposer le projectile de manière que la fusée ne puisse prendrefeu, que par la seule inflammation de la charge de la pièce?Enfin le danger n’offre que des chances infiniment peu pro-bables , et. les précautions les plus faciles suffisent pour que cedanger devienne tout-à-fait imaginaire.

Quelques personnes ont objecté que si les projectiles creuxétaientune chose vraiment avantageuse et praticable, les Anglais les auraient adoptés. On peut répondre à ces personnes, que lesAnglais tiennent leur principal pouvoir de la force maritime,et qu’ils sont loin d’être assez dépourvus de lumières, pour in-troduire les premiers, un moyen qui détruira cette espèce deforce.

Mais supposons qu’on a eu raison de refuser les obuspour la marine ; supposons que quand on les a essayés, au lieude réussir, on a échoué 5 supposons que les obus qui n’éclatent