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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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AUX OBJECTIONS.

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hommes qui ont acquis beaucoup de gloire en combattant surles vaisseaux, ou en les construisant, ne consentent pas à ce qu’unvaisseau devienne une chose facile à détruire 5 c’est que lespersonnes chargées du sort de nos marins n’ont probablementargué d’un danger très-ordinaire dont ils sont loin d’être ef-frayés, que pour détourner d’eux cet autre danger, de rendrele personnel moins nécessaire en frappant d’un si grand couple matériel. Mais une telle crainte est elle-même une erreur; etnous verrons plus loin, que si le système proposé en faisant lebien général blesse quelques intérêts particuliers, ce n’est pasen France que se rencontreront les intérêts blessés.

CHAPITRE XXXVII.

Les canons à bombes auront-ils autant de portée que l’ar-tillerie actuelle de mer? Et les projectiles creuoç s’en-fonceront - ils suffisamment dans le bois des vaisseauxennemis ?

Quand on compare un projectile creux à un projectile mas-sif de même diamètre, poussé par la même charge, dans unemême bouche à feu, il est incontestable qne le boulet massifa une plus grande portée (1).

(1) Lncore y a-t-il à remarquer [à cet égard : que dans le cas très-fréquent dutir sous de petits angles à des distances rapprochées , la trajectoire du boulet mas-sif s abaissant plus dans^ le même temps , le boulet creux a dans ce cas , pour unmeme angle de tir , une plus grande portée C’est ce qui a été observé dans lesépreuves faites à Strasbourg en l’an Xl , et a fait dire avec raison aux officiersqui étaient chargés d’en constater les résultats : « que sous les petits angles , la» portée des obus est au moins aussi grande que celle des boulets. »