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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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2/40 RÉPONSES

Mais les projectiles creux , de même que les projectiles mas-sifs , jouissent de la propriété d’avoir des portées qui croissenten raison de l’accroissement des calibres; et en vertu de cettepropriété, l’expérience est entièrement d’accord avec la théoriepour montrer, qu’il ne faut pas une différence très-grande entrele calibre d’un pi’ojeclile creux (bien employé ), et le calibred’un projectile massif , pour que la densité moindre dupremier étant compensée par son calibre plus grand, il y aitentre eux égalité de portée, et même portée très-supérieuredu projectile creux, lorsque l’accroissement de son calibre estplus considérable que ne l’exige sa moindre densité.

Or, dans le cas où nous sommes, il ne s’agit nullement decomparer un projectile creux à un projectile massif de mêmecalibre ; il s’agit de savoir si les canons à bombes de 48, 80 et200 , porteront aussi loin que les canons actuels de 18 , 24 , et36 ; mais on sait qu’un obusier du calibre de 24, par exemple ,tel que celui des Russes ( ou mieux encore tel que celui essayéà Douai et à Strasbourg en tBiq, 1820 et 1821 ), porte aussiloin, et même beaucoup plus loin que les canons des calibresde 4, 6 et 8. On le sait de même pour les obusiers de 6 pou-ces à grande portée des Espagnols et des Prussiens, qui sont ducalibre de 32 ; et en général, on sait qu’un (projectile creuxde gi’and calibre , porte plus loin (lorsqu’il est convenablementlancé ), qu’un projectile massif de calibre inférieur.

Peut-être que sans se rendre à celle induction ( qui cepen-dant porte sur des expériences incontestables ) on nous poseral’objection ainsi qu’il suit: Comment se ferait-il, dira-t-on,qu’un boulet massif de 36 livi’es étant lancé à une certaine di-stance par 10 à 15 livres de poudre, cette même charge de 10