AUX OBJECTIONS.
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no ou i4o livres , et il ne sera chargé que de 12 à i5 livresde poudre, ce qui est loin de 60 livres.
Le poids du canon de 48 est sans doute encore trop grand pour lespièces composant l’armement des vaisseaux ; mais ce n’est paspour l’armement des vaisseaux ordinaires que nous avons pro-posé cette puissante bouche à feu : le plus gros canon à bombesdes vaisseaux aurait précisément le même poids qu’un canonordinaire de 36, et l’emploi du canon à très-grosses bombes surles bàtimens particuliers auxquels il sera destiné , sera favorisésur ces bàtimens , non-seulement par l’affût plus commode quia été décrit au chapitre trente-troisième, mais encore pard’autres moyens bien plus efficaces , qui seront indiqués auchapitre cinquante-sixième.
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CHAPITRE XLI.
Les bombes ne seront-elles pas des projectiles trop lourds,pour être introduites sans difficulté dans les bouches àfeu placées a bord.
Cette objection est la plus forte de celles qu’on peut faireau nouveau système d’artillerie de mer proposé : il est eu effetincontestable , que quand un vaisseau est en proie à la vague etaux vents, quand il roule et s’agite , quand il met en mouve-ment les canons , les affûts et les canonniers , il devient très-difficile d’introduire les projectiles dans les bouches à feu 5 qu’a-lors les boulets de 36 actuellement en usage, paraissent déjà troplourds ; que quelquefois ces boulets échappent et tombent à lamer $ que par conséquent des bombes qui seront encore pluslourdes présenteront des difficultés très-grandes j et que l’in-