REPONSES
commodité sera d’autant plus considérable , qu’on sera sur desbâtimens plus petits et par conséquent plus mobiles , tels queceux dont nous avons annoncé la construction pour combattreles vaisseaux de haut-bord.
Ayant ainsi posé l’objection sans l’atténuer, nous allons es-sayer d’y répondre avec précision :
i°. Nous proposons d’armer les vaisseaux, frégates , et au-tres bâtimens existans, avec des bouches à feu qui auraient res-pectivement, dans chaque batterie, le même poids que les canonsordinaires qui y sont actuellement placés 5 mais qui toutesauraient le calibre de 48, et qui lanceraient des boulets creux dece calibre : or un projectile creux de 48 , ayant toute la pesan-teur spécifique désirable, et étant pleinement chargé de poudren’aura que le poids de 35 livres ; il sera donc moins lourd quele boulet massif de 36, qui en réalité pèse 3^ livres 1/2 ; parconséquent il sera plus facile à introduire , et l’objection s’éva-nouit pour le calibre de 48, c’est-à-dire pour la totalité desbouches à feu dont nous proposons d’armer les vaisseaux , lesfrégates, et les autres bâtimens actuellement existans.
2 0 . II y aura une difficulté plus grande pour charger le canonà bombes du calibre de 80 , canon qui ayant le même poids queles canons ordinaires de 36, pourrait également convenir , soità la grande batterie des vaisseaux de lignes existans , soit à desbâtimens de nouvelle construction. La bombe du calibre de 80étant faite comme nous l’avons proposée , avec plus de densitécelle trop légère dont on se sert aujourd’hui, pèsera , pleine depoudre, 55 livres, ce qui est beaucoup plus que les bouletsmassifs de 36 ; mais les Anglais et les Américains emploient descarronades qui tirent des boulets de 68 livres, les Hollandaisen ont de 60 livres -, etc. Or il sera moins difficile d’introduiredes projectiles de 55 livres , qu’il ne l’est d’en introduire de 60