AUX OBJECTIONS. ;>5 r >
et de 68 livres : il n’y aurait donc encore ici aucun motif absolud’exclusion (i).Cependantcomme on pourrait refuser, et ce seraitpeut-être avec raison, d’admettre dans la marine française, desprojectiles pesant plus de 361 ivres, nous répondrons : que si un pro-jectile plus lourd doit être exclus pour le mode actuel de charge-ment des bouches à feu, ce n’est pas un motif d’en rejeter l’emploi,pour le cas où le chargement pourrait être fait moins inconmio-dément d’une autre manière 5 c’est ce dont nous allons parlerausujet des très-grosses bombes.
3 °. Avec les bombes du calibre de i 5 o onde 200, qui pè-seront 110 ou 140 livres, il sera extrêmement difficile, pourne pas dire impossible, d’introduire promptement avec la main,le projectile dans la bouche à feu, surtout lorsque le bâtimentsera fort agité ; mais précisément à cause de cette impossibilité,nous avons recherché ce qui pourrait convenir à cet égard , etnous avons proposé pour introduire les grosses bombes dans lapièce, une méthode facile, au moyen de laquelle ces bombessupportées et conduites par un mécanisme très-simple, suivronttous les mouvemens de l’affût et delà pièce, et viendront, quel-les que soient les agitations du bâtiment, se présenter commed’elles-mêmes à l’entrée de la bouche à feu, plus commodémentqu’on ne le fait aujourd’hui, même dans un temps calme, avecles boulets ordinaires.
(2) Dans un ouvrage récemment publié et cite avec éloge dans les Annalesmaritimes (mai 182 O M. D. L. B., officier de la marine, propose de placer des car-ronades de 60 dans la batterie de 36 des vaisseaux. Or si l’on peut y charger unboulet de 60 , il sera plus facile encore d’y charger un obus de 55 livres. Sur unefrégate algérienne faite en 1821 , on dit qu’il y a plusieurs bouches à feu du calibrede° 56 . Enfin, dans les grosses pièces américaines, dites colombiades , on emploiedes projectiles encore plus lourds. Voyez chapitre vingt-quatrième.