Buch 
Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
Entstehung
Seite
254
JPEG-Download
 

^54 RÉPONSES

Ce moyen de charger facilement les canons à grosses bombes,a été exposé au chapitre trente-troisième, en parlant des affûts.Voyez ce qui en est dit dans ce chapitre, ainsi que dans le cha-pitre cinquante-septième, à propos de l’armement des bâti-mens nouveaux (i).

CHAPITRE XLII.

JN'arrivera-t-il pas souvent aux projectiles creux , ou (l’é-clater trop tôt , ou de ne pas éclater ? et dans ces deux casne seront-ils pas inférieurs aux boulets massifs ?

Dans le cas même où nos projectiles creux des calibres de48 et de 80 n’éclateraient pas : comme ils pèseront 35 et 55livres, ils auraient encore par la seule action de leur choc, unesupériorité évidente sur les boulets massifs de 18, et 36livres, auxquels nous proposons de les substituer; et cette supé-riorité serait incomparablement grande avec les grosses bom-bes du poids de 140 livres.

(1) Si on craignait que la bombe une fois placée au fond de la pièce, ne vîntà rouler ou à glisser en avant quand la pièce plonge, ou que le navire est agité , onpourrait placer par-dessus soit un valet, soit une rondelle ou un disque de bois surla tranche duquel on aurait fixé trois à quatre éclisses qui se logeraient entre labouche et la paroi de l’âme , de même que les éclisses de mortiers j la rondelle en boisservirait ici de conducteur, à cause de la longueur de la bouche à feu. Au reste, lesabot empechera le projectile de rouler; et ne commençant pas à rouler, il lui seramoins facile de glisser. Une simple écüsse poussée avec le refouloir , jiourrait d’ailleurssuffire. Cette observation ne porte au surplus que sur les coups chargés à l’a-vance , car pendant l’action le coup est tiré aussitôt que le projectile a été enfoncé.