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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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AUX OBJECTIONS. 2 5 9

missible pour les bâtimens cle la marine de haut-bord, dontl’élévation multipliant l’effet des poids, pi'oduirait, lors desmouvemens du vaisseau, des momens , dont sans aucun calculon aperçoit d’abord l’énormité.

Quant à une matelassure légère en toile , en liège, en ballesde laine, etc., elle serait de sa nature facile à incendier, soitpar le feu ennemi, soit par le feu lui-même des pièces du vais-seau matelassé. Mais lors même qu’elle serait incombustible,on verrait encore par le plus simple tracé, que la très-petitedistance qui sépare deux sabords consécutifs, et l’angle quedoivent ouvrir les prolongemens des joues de ces sabords ,pour laisser un champ de tirs uffisant, seraient des causes quiempêcheraient la matelassure ainsi que le surbordage en boisde pouvoir être proposés.

Enfin l’armure , de quelque forme et de quelque matièrequ’elle soit , qui serait étendue sur l’œuvre morte d’un vais-seau, empêcherait l’opération fréquente du calfatage, et cetempêchement suffirait peut-être seul, pour que ce moyen pré-servateur ne pût être adopté. On pourrait à la vérité essayerde suspendre une matelassui’e qui serait mobile, de manière àla rendre indépendante de la muraille du vaisseau ; mais si onconsidère ( étendue qu’il faudrait à cet obstacle pour couvrirmême le plus petit bâtiment; si on considère l’épaisseur qu’ilfaudrait lui donner pour arrêter des projectiles d’artillerie quel-que soit le peu de vitesse finale de ceux-ci ; enfin , si on mesureet si on pèse la masse du corps ayant de telles dimensions , onjugera sans doute , que l’embarras en serait si grand à bord ,que la manœuvre en serait si peu facile, et qu’il en résulteraitde si grands inconvéniens pour la marche et pour le bon ordrependant le combat, qu’on peut regarder ce moyen désirablecomme n’étant pas admissible dans la pratique.