FAITS POUR LES NOUVELLES ARMES. arppesante, qu’elle ne pût être portée par un bâtiment, qui auraitpeu d’élévation, et qui serait construit convenablement} d’où ilrésulterait, que ce bâtiment aurait par cela seul et indépendam-ment de la force de ses canons à bombes, une supériorité dé-fensive extraordinaire contre les grands vaisseaux, puisqueceux-ci, à cause de l’étendue et surtout à cause de la hauteurde leur surface, ne seront jamais susceptibles d’être revêtusd’une semblable armure.
Nous pensons de plus: qu’il ne serait pas absolument imprati-cable, de faire un appareil métallique assez résistant, pour arrê-ter même le choc immense des fortes bombes du calibre de 200,en se bornant toutefois à revêtir d’une telle cuirasse , de solidesbâtimens , qui n’ayant point assez de mobilité pour naviguer enpleine mer , ne seraient employés qu’à proximité de la côte etoffriraient pour la défense , d’excellentes forteresses navales.
Mais de telles armures sont loin d’être aujourd’hui une choseassez bien connue, assez élaborée, assez éprouvée, pour êtreimmédiatement mise en usage ; et avant que leur applicationsur des constructions navales puisse être admise, à combien dequestions ne faudra-t-il pas avoir trouvé réponse ? quelle serala plus convenable disposition des parties métalliques en-tr’elles? quel sera le moyen de les lier à des constructions enbois? quel sera le minimum du poids suffisant? la dépense nesera-t-elle pas trop grande ? les dilatations inégales , causées parles variations de température , sur des matières diverses, n’au-ront-elles pas bientôt tout ébranlé ? comment pourra-t-on, unefois l’armure fixée, travailler au calfatage et aux fréquentes ré-parations qu’exigent les bâtimens de guerre? etc., etc.
Indépendamment des armures métalliques , on pourrait enproposer d’autres, soit en bois, soit en matières molles ou lé-gères , ou élastiques, etc. 5 mais nous avons essayé de faire