Buch 
Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
Entstehung
Seite
304
JPEG-Download
 

So4

BATIMENS NOUVEAUX

relatives à l'artillerie, d’omettre le moindre détail sur ces in-

novations ^ mais n’étant pas oflicier du génie maritime, je n’en-treprendrai point sur les constructions, une tâche que je rempli-rais ti'ès-mal, et qui sera très-bien remplie par les personnes

qui ont acquis l’iustruction nécessaire pour s’en charger. C’est

aux ingénieurs de la marine, qu’il appartient de traiter ce

sujet difficile; et je me bornerai à présenter dans ce chapitre, considérations très-générales, purement militaires,

et relatives seulement aux premiers essais que le chapitre pré-cédent a sommairement indiqués.

Force des machines à feu et port des bâtimens.

La quantité de force nécessaire aux machines à feu , pour

mouvoir des bâtimens de guerre , paraîtrait ne pas apporter

yenteur des machines à hautes pressions , M. Ewans prit aux États - Unis un brevetpour un chariot mis en mouvement par une de ces machines, et en 1804, après avoiracquis beaucoup d’expérience sur ce sujet, il insista fortement sur la possibilité etl’utilité du roulage par terre au moyen de la vapeur. —Une idée semblable a été ré-cemment essayée àStockholm , oii M. Owen a pris brevet pour des traîneaux à vapeurcontenant quinze personnes. — O11 parle en Angleterre de charrues mises en mouve-ment, par la vapeur. — A Aldwich , près de Manchester , une voiture à vapeurfut éprouvée pendant deux ans; elle fait , étant chargée, neuf à dix milles à l’heure,et marche en montant et en descendaut sur tous chemins. —On a fait à Dublin , en1821 , un carrosse à vapeur.—Des brevets d’importation viennent d’être pris pourdes voitures à vapeur à grande et petite charge. —On fait maintenant à Londres dans les ateliers de AI. Bramah (ou il s’est déjà fait tant de choses importantes) unevoiture à vapeur, d’après les plans de M. Griffith de concert avec un savant méca-nicien du continent ; cette voiture, dit-on, sera mise en mouvement par une ma-chine à feu de la force de six chevaux et fera sur tous chemins environ deux lieueset demie de France à l’Iieure , avec la charge de six à sept milliers; l’expérience , ena ( dit le prospectus) été faite à Vienne avec succès. — On trouverait facilement uneloule de citations à faire d’autres essais de cette nature. — Nous avons parlé au cha-pitre treizième de la force de la vapeur employé à lancer des projectiles.