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FAITS POUR LES NOUVELLES ARMES,de limites à la grandeur possible de ces bâtimens ; c’est cedont on peut juger par des résultats positifs d’expérience.
Parmi les très-nombreux paquebots à vapeur américains, ily en a qui sont d’une grandeur considérable. Plusieui's sontdu port de 4 °° tonneaux. Celui nommé les Etats-Unis ,(capitaine Hart'), est de 6/f6 tonneaux, et par conséquentégal à une frégate de 44 canons. Ils portent, outre les marchan-dises, plusieurs centaines de passagers bien logés, et leur ma-chine à feu n’a en général que la force de soixante à quatre-vingts chevaux. Or, il est possible d’employer des machinesd’une plus grande force.
La frégate à vapeur de Fulton, à New-Yorck, est fortementarmée d’artillerie; elle a une épaisseur de bois, ou plutôt unparapet de 4 pieds 1/2 , qui la rend extrêmement lourde; etmalgi’é cette énorme surcharge , elle est mise en mouvementpar une machine à feu dont la force n’est pas de plus de centchevaux.
En Angleterre on a remorqué un vaisseau , et on lui a faitfaire près de deux lieues à l’heure, avec une machine qui n’avaitque la force de soixante chevaux ; à la vérité il n’avait pas àbord son artillerie ; mais il n’en était pas moins d’une très-grande pesanteur, puisque c’était un vaisseau de 74.
A Portsmouth en 1819, une frégate a fait une lieue à l’heurepar la force de deux cents hommes ; or cette force n’équivautqu’à celle d’une machine à feu de trente chevaux,
Il est vrai que dans ces divers exemples, si d’un côté l’on amis en mouvement de grandes masses, d’un autre côté l’on n’aobtenu que d’assez faibles vitesses ; mais il est à remarqueraussi, qu’une frégate coupée pour la marche n’a exigé que laforce de trente chevaux ; et que si les paquebots américainset la batterie défensive de Fulton emploient la force de 60, 80
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