FAITS POUR LES NOUVELLES ARMES. 5ogi°. Les vitesses qui viennent d’ètre comparées d’après lesfaits connus sont : du côté des bâtimens à voile , celles desvaisseaux de guerre qui ont la grandeur et surtout la forme laplus convenable pour marcher le mieux possible ; taudis quedu côté des navires à vapeur, nous n’avons eu pour terme decomparaison que des paquebots de commerce , coupés pourporter beaucoup de voyageurs et de marchandises, bien plusque pour marcher avec beaucoup de vitesse.
2 °. Les navires à vapeur qu’on fera construire pour laguerre, n’auront que peu d’hommes à bord, puisque la ma-chine en tiendra lieu ; ils n’auront que modérément d’artillerie ,puisque la force des canons à bombes sera toujours surabon-dante; ils n’auront par conséquent que peud’approvisionnemensde toutes espèces; enfin ils ne seront pas chargés d’un énormepoids de mâture et de gréement. Ces navires pourront donc re-cevoir des formes plus légères et plus favorables à la marche,non-seulement que les paquebots à vapeur existans, mais aussique les vaisseaux à voiles , sans que la condition de contenanceoblige à rien sacrifier de ce qui produit la grande vitesse.
3°. Les machines à feu reçoivent tous les jours des per-fectionnemens , qui tendent à faire obtenir plus de force pourun même volume de machine et pour un même poids de com-bustibles ; et ces perfectionnemens deviendront probable-ment considérables , puisqu’ils auront lieu à la fois : par lesaméliorations du mécanisme ; par celles du bon emploi ducombustible ; et par le système des hautes pressions, quandce système aura fait sous divers rapports, les progrès dont ilparaît être susceptible.
4°. La manière d’appliquer les machines à feu au mou-vement des navires, étant une chose encore très-nouvelle, re-cevra nécessairement des améliorations, qui feront obtenir plus